Du mysticisme islamique et des soufis

août 31, 2009 
Categorie : Du mysticisme islamique et des soufis, Soufisme

Du mysticisme islamique et des soufis

Le nom de soufi (sûfi) est une expression issue du mot arabe sâf, « laine ». La raison pour laquelle les soufis sont appelés ainsi est que leur monde intérieur est purifié et illuminé de la lumière de la sagesse, de l’unité et de l’identité.

Une autre signification de cette appellation est qu’ils sont spirituellement reliés avec les compagnons permanents du Prophète qu’on appelait les « compagnons revêtus de laine ».

Il se peut qu’ils aient porté, quand ils étaient novices, le vêtement habituel fait de laine de mouton écrue (sûf), et qu’ils aient passé leur vie en vieux vêtements rapiécés.

Comme leur aspect extérieur est humble et pauvre, de même leur vie terrestre. Ils mangent, boivent et goûtent aux plaisirs du monde avec frugalité. Dans le livre intitulé al-Majma’, il est dit : Ce qui est convenable pour un pieux ascète, c’est un vêtement et un mode de vie ordinaires et humbles.

Bien qu’ils puissent sembler peu attirants pour celui qui est attaché aux biens de ce monde, leur sagesse se manifeste dans leur manière aimable et délicate, qui les rend attirants pour ceux qui savent. En réalité, ils sont un exemple pour l’humanité. Ils respectent les prescriptions divines. Ils sont aux yeux de leur Seigneur, au premier rang de l’humanité ; aux yeux de ceux qui cherchent leur Seigneur, ils sont magnifiques en dépit de leur apparence humble. Il faut les discerner et il faut qu’on puisse les discerner et ils doivent être de cette façon un et tous, car ils sont tous au niveau de l’unité et de l’identité et doivent apparaître comme un seul.

En arabe, le mot tasawwuf, « mysticisme islamique », se compose de quatre lettres : t, s, w et f. La première lettre, t (tâ’), représente le mot tawba, repentir. C’est la première étape à franchir dans la vie. C’est comme si c’était une double étape, l’une vers l’extérieur, l’autre vers l’intérieur. L’étape vers l’extérieur, dans le repentir, se parcourt par des mots, des actes, des sentiments : mettre sa vie à l’abri du péché, de la mauvaise action et se tourner vers l’obéissance ; fuir la révolte et le conflit pour rechercher l’accord et l’harmonie. L’étape vers l’intérieur, dans le repentir, est franchie par le cœur. C’est le nettoyage du cœur des désirs matériels conflictuels et l’affirmation totale du cœur du désir du divin. Le repentir – être conscient de ce qui est mal et s’en abstenir, être conscient de ce qui est bien et s’y efforcer – conduit l’être humain à la deuxième étape.

La deuxième étape est l’état de paix et de joie, safâ’. La lettre s (sâd) est son symbole. Dans cet état, il y a de la même façon deux étapes à franchir : la première est vers la pureté du cœur et la seconde vers le centre secret.

La paix du cœur naît d’un cœur exempt d’anxiété. L’anxiété est causée par le poids de tout ce qui est matériel – le poids de la nourriture, de la boisson, du sommeil, de la conversation oisive. Tout cela, agissant comme la gravité de la terre, tire le cœur éthéré vers le bas, et se libérer de ce poids est fatigant pour le cœur. Il existe alors des liens – désir, possessions, amour de la famille et des enfants – qui attachent le cœur éthéré à la terre et l’empêchent de s’élever.

La voie pour libérer le cœur, pour le purifier, c’est le souvenir d’Allâh. Au commencement, ce rappel ne peut se faire qu’extérieurement, en répétant les Noms divins, en les prononçant à voix haute afin que vous-mêmes et les autres puissiez entendre et vous souvenir. Quand se souvenir de Lui devient permanant, le rappel s’enfonce dans le cœur et devient intérieur, silencieux. Allâh dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allâh. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi . » (Le butin – 8 :2)

« Frémir » signifie éprouver la crainte révérencielle, la peur et l’amour vis-à-vis d’Allâh. Avec le souvenir et la récitation des Noms d’Allâh, le cœur s’éveille du sommeil de l’insouciance, se nettoie, brille. Les formes et les figures du royaume caché et invisible se reflètent dans ce cœur. Le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dit : Les hommes de connaissance parcourent et examinent les choses avec leur cerveau alors que les sages sont intérieurement occupés à nettoyer et à faire briller leur cœur.

La paix du centre secret du cœur est installée en nettoyant le cœur de toute chose et le préparant à recevoir uniquement l’Essence d’Allâh, qui pénètre dans un cœur quand il est embelli par l’amour divin.

Les moyens de ce nettoyage sont le constant rappel intérieur et la récitation par la langue secrète du Témoignage divin de l’Unité lâ ilâha illâ Llâh – « il n’y a de dieu qu’Allâh ». Quand le cœur et son centre sont dans un état de paix et de joie, alors la deuxième étape, représentée par la lettre s, est terminée.

La troisième lettre, w (wâw), représente wilâya, qui est l’état de sainteté des amants et des amis de Dieu. Cet état dépend de la pureté intérieure. Allâh mentionne Ses amis dans le saint Coran : « En vérité, les bien-aimés d’Allâh seront à l’abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, « (Jonas – 10 :62)

« Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d’ici-bas tout comme dans la vie ultime. » (Jonas – 10 :64)

Celui qui est dans cet état de sainteté est totalement conscient d’Allâh, dans l’amour d’Allâh, en lien avec Allâh. La conséquence est qu’il est embelli du meilleur des personnalités, des attitudes morales et des comportements. C’est un don divin qui se répand sur lui. Notre Maître le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dit : Observez les règles morales divines et comportez-vous conformément à elles.

A ce niveau, l’homme conscient se défait de ses caractéristiques matérielles et temporelles et il apparaît habillé des attributs divins. Allâh dit, par l’intermédiaire de son Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) : « Quand j’aime Mon serviteur, je deviens ses yeux, ses oreilles, sa langue, ses mains et ses pieds. Il voit par Moi, il entend par Moi, il parle en Mon Nom, ses mains deviennent Miennes et il marche avec Moi. « 

Nettoyez-vous de tout et ne conservez en vous que l’Essence d’Allâh, car « La Vérité (l’Islam) est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître.  » (Le voyage nocturne – 17 : 81)

Quand la vérité arrive et que le mensonge s’évanouit, le niveau de wilâya est franchi.

La quatrième lettre, le f (fâ’), représente le fanâ’, l’annihilation du soi, l’état de néant. Le soi trompeur se dissout et s’évanouit quand les attributs divins entrent dans l’être. Et quand la multiplicité des attributs et des traits de personnalité de ce monde s’en vont, leur place est prise par le seul attribut d’unité.

En réalité, la vérité est toujours présente. Elle ne disparaît ni ne faiblit jamais. Ce qui se passe, c’est que le croyant devient conscient et ne fait plus qu’un avec ce qui l’a créé. En étant avec Lui, le croyant reçoit Son plaisir : l’être temporel trouve sa vraie existence en devenant conscient du secret éternel.

« Tout doit périr, sauf son visage » (Le récit – 28 : 88)

Le chemin pour réaliser Sa vérité passe par Son plaisir, Son accord. Quand vous faites de bonnes œuvres par amour de Lui, des œuvres qui recueillent Son approbation, vous venez plus près de Sa vérité, de Son Essence. Alors tout disparaît sauf Celui qui est satisfait et celui dont Il est satisfait, avec lequel Il est uni. Les bonnes œuvres sont la mère qui porte l’enfant de la vérité : la vie consciente d’un véritable être humain.

« Vers lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action.  » (Le Créateur – 35 : 10)

Quelqu’un qui agit et existe pour quelque chose d’autre que le seul amour d’Allâh, celui-là donne des associés à Allâh, se mettant lui-même ou mettant d’autres à la place d’Allâh – le péché impardonnable qui tôt ou tard le détruira. Mais quand le moi et l’égoïsme sont annihilés, on atteint la stade de l’union à Allâh. Le niveau de l’union est le royaume de la proximité d’Allâh. Allâh décrit ainsi ce royaume :  » Les pieux seront dans les Jardins et parmi des ruisseaux, dans un séjour de vérité, auprès d’un Souverain Omnipotent  » (Le Tout Miséricordieux – 55 : 54-55) .

Cet endroit est l’endroit de la vérité essentielle, la vérité de toutes les vérités, l’endroit de l’unité et de l’identité. C’est l’endroit réservé aux prophètes, à ceux qui sont aimés d’Allâh, à Ses amis. Allâh est avec ceux qui sont vrais. Quand une existence créée est unie à l’existence éternelle, on ne peut plus la concevoir comme une existence séparée. Quand tous les liens terrestres sont coupés et qu’on est en union avec Allâh, avec la vérité divine, on reçoit une pureté éternelle, qui ne peut pas être souillée, et on devient un parmi  » Les gens du Paradis : ils y demeurent éternellement.  » (Al-A’râf – 7 : 42)

Ils sont  » Ceux qui croient et font de bonnes œuvres.  » (Al-A’râf – 7 : 42). Cependant  » Nous n’imposons aucune charge à personne que selon sa capacité.  » (Al-A’râf – 7 : 42) Mais on a besoin d’une bonne dose de patience :  » Et Allâh est avec les endurants.  » (Le butin – 8 : 66)

Du mysticisme islamique et des soufis (Abdelkader Djilani  –  in Secret des secrets éd. Albouraq 1999).

Du mysticisme islamique et des soufis

Le nom de soufi (sûfi) est une expression issue du mot arabe sâf, « laine ». La raison pour laquelle les soufis sont appelés ainsi est que leur monde intérieur est purifié et illuminé de la lumière de la sagesse, de l’unité et de l’identité.

Une autre signification de cette appellation est qu’ils sont spirituellement reliés avec les compagnons permanents du Prophète qu’on appelait les « compagnons revêtus de laine ».

Il se peut qu’ils aient porté, quand ils étaient novices, le vêtement habituel fait de laine de mouton écrue (sûf), et qu’ils aient passé leur vie en vieux vêtements rapiécés.

Comme leur aspect extérieur est humble et pauvre, de même leur vie terrestre. Ils mangent, boivent et goûtent aux plaisirs du monde avec frugalité. Dans le livre intitulé al-Majma’, il est dit : Ce qui est convenable pour un pieux ascète, c’est un vêtement et un mode de vie ordinaires et humbles.

Bien qu’ils puissent sembler peu attirants pour celui qui est attaché aux biens de ce monde, leur sagesse se manifeste dans leur manière aimable et délicate, qui les rend attirants pour ceux qui savent. En réalité, ils sont un exemple pour l’humanité. Ils respectent les prescriptions divines. Ils sont aux yeux de leur Seigneur, au premier rang de l’humanité ; aux yeux de ceux qui cherchent leur Seigneur, ils sont magnifiques en dépit de leur apparence humble. Il faut les discerner et il faut qu’on puisse les discerner et ils doivent être de cette façon un et tous, car ils sont tous au niveau de l’unité et de l’identité et doivent apparaître comme un seul.

En arabe, le mot tasawwuf, « mysticisme islamique », se compose de quatre lettres : t, s, w et f. La première lettre, t (tâ’), représente le mot tawba, repentir. C’est la première étape à franchir dans la vie. C’est comme si c’était une double étape, l’une vers l’extérieur, l’autre vers l’intérieur. L’étape vers l’extérieur, dans le repentir, se parcourt par des mots, des actes, des sentiments : mettre sa vie à l’abri du péché, de la mauvaise action et se tourner vers l’obéissance ; fuir la révolte et le conflit pour rechercher l’accord et l’harmonie. L’étape vers l’intérieur, dans le repentir, est franchie par le cœur. C’est le nettoyage du cœur des désirs matériels conflictuels et l’affirmation totale du cœur du désir du divin. Le repentir – être conscient de ce qui est mal et s’en abstenir, être conscient de ce qui est bien et s’y efforcer – conduit l’être humain à la deuxième étape.

La deuxième étape est l’état de paix et de joie, safâ’. La lettre s (sâd) est son symbole. Dans cet état, il y a de la même façon deux étapes à franchir : la première est vers la pureté du cœur et la seconde vers le centre secret.

La paix du cœur naît d’un cœur exempt d’anxiété. L’anxiété est causée par le poids de tout ce qui est matériel – le poids de la nourriture, de la boisson, du sommeil, de la conversation oisive. Tout cela, agissant comme la gravité de la terre, tire le cœur éthéré vers le bas, et se libérer de ce poids est fatigant pour le cœur. Il existe alors des liens – désir, possessions, amour de la famille et des enfants – qui attachent le cœur éthéré à la terre et l’empêchent de s’élever.

La voie pour libérer le cœur, pour le purifier, c’est le souvenir d’Allâh. Au commencement, ce rappel ne peut se faire qu’extérieurement, en répétant les Noms divins, en les prononçant à voix haute afin que vous-mêmes et les autres puissiez entendre et vous souvenir. Quand se souvenir de Lui devient permanant, le rappel s’enfonce dans le cœur et devient intérieur, silencieux. Allâh dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allâh. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi . » (Le butin – 8 :2)

« Frémir » signifie éprouver la crainte révérencielle, la peur et l’amour vis-à-vis d’Allâh. Avec le souvenir et la récitation des Noms d’Allâh, le cœur s’éveille du sommeil de l’insouciance, se nettoie, brille. Les formes et les figures du royaume caché et invisible se reflètent dans ce cœur. Le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dit : Les hommes de connaissance parcourent et examinent les choses avec leur cerveau alors que les sages sont intérieurement occupés à nettoyer et à faire briller leur cœur.

La paix du centre secret du cœur est installée en nettoyant le cœur de toute chose et le préparant à recevoir uniquement l’Essence d’Allâh, qui pénètre dans un cœur quand il est embelli par l’amour divin.

Les moyens de ce nettoyage sont le constant rappel intérieur et la récitation par la langue secrète du Témoignage divin de l’Unité lâ ilâha illâ Llâh – « il n’y a de dieu qu’Allâh ». Quand le cœur et son centre sont dans un état de paix et de joie, alors la deuxième étape, représentée par la lettre s, est terminée.

La troisième lettre, w (wâw), représente wilâya, qui est l’état de sainteté des amants et des amis de Dieu. Cet état dépend de la pureté intérieure. Allâh mentionne Ses amis dans le saint Coran : « En vérité, les bien-aimés d’Allâh seront à l’abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, « (Jonas – 10 :62)

« Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d’ici-bas tout comme dans la vie ultime. » (Jonas – 10 :64)

Celui qui est dans cet état de sainteté est totalement conscient d’Allâh, dans l’amour d’Allâh, en lien avec Allâh. La conséquence est qu’il est embelli du meilleur des personnalités, des attitudes morales et des comportements. C’est un don divin qui se répand sur lui. Notre Maître le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dit : Observez les règles morales divines et comportez-vous conformément à elles.

A ce niveau, l’homme conscient se défait de ses caractéristiques matérielles et temporelles et il apparaît habillé des attributs divins. Allâh dit, par l’intermédiaire de son Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) : « Quand j’aime Mon serviteur, je deviens ses yeux, ses oreilles, sa langue, ses mains et ses pieds. Il voit par Moi, il entend par Moi, il parle en Mon Nom, ses mains deviennent Miennes et il marche avec Moi. « 

Nettoyez-vous de tout et ne conservez en vous que l’Essence d’Allâh, car « La Vérité (l’Islam) est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître.  » (Le voyage nocturne – 17 : 81)

Quand la vérité arrive et que le mensonge s’évanouit, le niveau de wilâya est franchi.

La quatrième lettre, le f (fâ’), représente le fanâ’, l’annihilation du soi, l’état de néant. Le soi trompeur se dissout et s’évanouit quand les attributs divins entrent dans l’être. Et quand la multiplicité des attributs et des traits de personnalité de ce monde s’en vont, leur place est prise par le seul attribut d’unité.

En réalité, la vérité est toujours présente. Elle ne disparaît ni ne faiblit jamais. Ce qui se passe, c’est que le croyant devient conscient et ne fait plus qu’un avec ce qui l’a créé. En étant avec Lui, le croyant reçoit Son plaisir : l’être temporel trouve sa vraie existence en devenant conscient du secret éternel.

« Tout doit périr, sauf son visage » (Le récit – 28 : 88)

Le chemin pour réaliser Sa vérité passe par Son plaisir, Son accord. Quand vous faites de bonnes œuvres par amour de Lui, des œuvres qui recueillent Son approbation, vous venez plus près de Sa vérité, de Son Essence. Alors tout disparaît sauf Celui qui est satisfait et celui dont Il est satisfait, avec lequel Il est uni. Les bonnes œuvres sont la mère qui porte l’enfant de la vérité : la vie consciente d’un véritable être humain.

« Vers lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action.  » (Le Créateur – 35 : 10)

Quelqu’un qui agit et existe pour quelque chose d’autre que le seul amour d’Allâh, celui-là donne des associés à Allâh, se mettant lui-même ou mettant d’autres à la place d’Allâh – le péché impardonnable qui tôt ou tard le détruira. Mais quand le moi et l’égoïsme sont annihilés, on atteint la stade de l’union à Allâh. Le niveau de l’union est le royaume de la proximité d’Allâh. Allâh décrit ainsi ce royaume :  » Les pieux seront dans les Jardins et parmi des ruisseaux, dans un séjour de vérité, auprès d’un Souverain Omnipotent  » (Le Tout Miséricordieux – 55 : 54-55) .

Cet endroit est l’endroit de la vérité essentielle, la vérité de toutes les vérités, l’endroit de l’unité et de l’identité. C’est l’endroit réservé aux prophètes, à ceux qui sont aimés d’Allâh, à Ses amis. Allâh est avec ceux qui sont vrais. Quand une existence créée est unie à l’existence éternelle, on ne peut plus la concevoir comme une existence séparée. Quand tous les liens terrestres sont coupés et qu’on est en union avec Allâh, avec la vérité divine, on reçoit une pureté éternelle, qui ne peut pas être souillée, et on devient un parmi  » Les gens du Paradis : ils y demeurent éternellement.  » (Al-A’râf – 7 : 42)

Ils sont  » Ceux qui croient et font de bonnes œuvres.  » (Al-A’râf – 7 : 42). Cependant  » Nous n’imposons aucune charge à personne que selon sa capacité.  » (Al-A’râf – 7 : 42) Mais on a besoin d’une bonne dose de patience :  » Et Allâh est avec les endurants.  » (Le butin – 8 : 66)

Du mysticisme islamique et des soufis (Abdelkader Djilani  –  in Secret des secrets éd. Albouraq 1999).

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