Une célébration interreligieuse pour la Paix
novembre 10, 2011
Categorie : Actualité, Featured, Rencontres
Montréal accueille toutes les communautés de foi. La diversité de croyances de gens qui vivent en harmonie témoigne du tissu social de Montréal. C’est cette coexistence pacifique que nous désirons célébrer et pour laquelle nous exprimons notre gratitude à Montréal. Nous espérons qu’à travers le monde, des villes déchirées par de graves conflits religieux trouvent en Montréal un modèle de paix pour elles-mêmes. C’est lors de cette cérémonie que les trois grandes religions abrahamiques signeront une Déclaration de paix en témoignage au monde.
source : http://www.oikoumene.ca/fr/news/une-célébration-interreligieuse-pour-la-paix
Le Centre canadien d’œcuménisme a organisé, le 2 novembre 2010, une célébration interreligieuse pour la paix. M. Gérald Tremblay, maire de Montréal, accueillait à l’hôtel de ville des membres des trois religions abrahamiques – musulmane, juive et chrétienne.
AISA-Canada a participé à cette rencontre.
http://aisa-canada.ca/une-celebration-interreligieuse-pour-la-paix/
Des musulmans et des chrétiens prient à Saint-Jean-de-Matha
novembre 5, 2011
Categorie : Actualité, Featured, Rencontres
À l’écart du tumulte, des musulmans d’Algérie et de France sont venus mardi à la rencontre de chrétiens du Québec au monastère de Val Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, pour tenter de semer une graine d’espoir dans un monde où l’affrontement semble devenir un mode de vie.
Ils ont parcouru plus de 6000 kilomètres pour renouer le fil qui les liait aux frères trappistes. Ce fil de la fraternité qui s’était coupé après la mort tragique de moines en 1996, en Algérie.
L’histoire de ces moines a inspiré le réalisateur du film Des hommes et des dieux.
Au début des années 80, des moines trappistes de Tibhirine, en Algérie, avaient organisé des rencontres entre musulmans et chrétiens au monastère Notre-Dame-de-l’Atlas, à une centaine de kilomètres au sud d’Alger.
Deux fois par année, des soufis de la confrérie Alawiya et les moines se réunissaient au monastère. L’objet de leur rencontre était de se connaître mutuellement, de débattre des Écritures et de nouer un lien de fraternité. Ils ont appelé ces rencontres Ribat essalam (Le lien de la paix).
Dans chaque rencontre, un thème était choisi à partir du texte coranique ou de la Bible. Les deux parties en discutaient et se promettaient de vivre ce thème dans leur vie quotidienne durant les six mois qui suivaient. Lors de la rencontre suivante, les membres de ce cercle témoignaient de leur expérience et s’enrichissaient ainsi au fil des années.
Le cercle restreint des premières années s’est agrandi au fil du temps. Des chrétiens et des musulmans venaient d’autres villes pour assister à ces rencontres spirituelles qui enseignaient en fin de compte le vivre ensemble.
Trente et un ans après, des membres de la confrérie Alawiya, dont deux qui fréquentaient Ribat essalam, sont venus d’Algérie pour rencontrer les moines de l’Abbaye Notre-Dame de Saint-Jean-de-Matha et rallumer ainsi la flamme de la fraternité.
Des coeurs se retrouvent
Au pied d’un versant de la Montagne coupée, le monastère de l’Abbaye Notre-Dame fait écho à celui de Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine, en Algérie, maintenant fermé. L’architecture simple et épurée de l’édifice fait rejaillir l’humilité dans laquelle vivent les moines trappistes.
Le père Pierre-André Barbeau accueille le cheikh Khaled Bentounes, maître de la confrérie Alawiya, comme on accueille un frère qu’on n’a pas vu depuis de longues années.
Les invités, environ 70, se dirigent alors vers la chapelle. Le père Barbeau accueille ses invités en lançant « Il y a de l’amour dans l’air ». Dans son introduction, il explique que cette rencontre est « osée et risquée », car elle est exceptionnelle dans le sens où ce sont « des coeurs qui s’ouvrent aux autres pour édifier ensemble un monde meilleur ».
Il explique que le symbole manifeste de la diversité dans l’harmonie est l’arc-en-ciel.
De son côté, le cheikh Bentounes a expliqué que cette rencontre montrait que « le sacrifice des moines de Tibhirine n’est pas vain ».
Cette rencontre, dit-il, peut paraître marginale, mais cette « marginalité a du sens », car elle permet de « nous rassembler sans nous ressembler ».
Après l’introduction, cinq groupes ont été formés pour débattre comme cela se faisait à Tibhirine. Le texte choisi au préalable était un verset du Coran.
Les différents groupes ont discuté et échangé leur compréhension de ce verset durant plus d’une heure. Par la suite, tous les groupes se sont retrouvés en session plénière, où ils ont présenté un résumé de leurs débats.
Tous les groupes se sont dirigés vers la chapelle où devaient se tenir les prières des moines et des soufis.
La qibla et la croix
Les moines trappistes ont chanté les Vêpres en présence de leurs hôtes, qui sont restés silencieux. La fin de l’office coïncidait avec la prière du maghrib (coucher du soleil) des musulmans. Les moines ont mis des tapis au centre de la chapelle pour permettre aux musulmans d’accomplir leur prière.
Pour prier, les musulmans doivent s’orienter en direction de La Mecque (cette orientation s’appelle la qibla en arabe). Le hasard a voulu que, dans la chapelle, la croix soit accrochée en direction de La Mecque. Tout un symbole pour cette réunion qui se veut être la rencontre de deux univers.
Après la prière, assis en rang, faisant face à la croix, les soufis ont chanté un poème mystique d’un des maîtres de la confrérie Alawiya.
La tragédie de Tibhirine
Quand l’Algérie est rentrée en 1992 dans la tourmente de la guerre civile (200 000 morts et 20 000 disparus) les moines trappistes ont résisté. Ils sont restés dans leur monastère parmi les musulmans avec qui ils partageaient leur vie malgré la peur et les pressions. Ils l’ont payé de leur vie par fidélité au chemin de fraternité qu’ils ont choisi d’accomplir jusqu’au bout.
En mars 1996, sept moines sont kidnappés dans la nuit du 26 au 27 mars. Le gouvernement algérien avance que ce sont les Groupes islamiques armés (GIA) qui sont derrière l’enlèvement. Les déclarations du gouvernement sont confortées par un communiqué du groupe affirmant les faits. Le 21 mai, un autre communiqué du groupe annonce la mort des moines. Neuf jours plus tard, les têtes des moines sont retrouvées dans la région de Médéa, non loin du monastère. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés.
Mais la version du gouvernement algérien a été remise en doute à plusieurs reprises. Des enquêtes journalistiques ont conclu, sur la base de témoignages de militaires algériens dissidents, que le groupe qui a kidnappé les moines était en réalité infiltré et manipulé par les services secrets algériens.
Une autre thèse dit que la mort des moines est causée par une bavure de l’armée algérienne.
Le général François Buchwalter a déclaré en 2009 qu’un officier algérien lui aurait confié en 1996 que les moines auraient été tués par erreur lors d’une opération de l’armée algérienne contre un camp des GIA.
Ouverte en France en 2004, huit ans après les faits, une enquête judiciaire est toujours en cours.
L’héritage des moines

Photo datant des années 80 lors des rencontres de Ribat essalem au monastère de Tibhirine, où on voit le prieur Christian de Chergé (3e à partir de la droite)
C’est le père Pierre-André Barbeau, père-abbé de l’Abbaye Val Notre-Dame, qui a eu la responsabilité d’entretenir le monastère de Tibhirine après la mort des moines. Il avait même engagé un prêtre agronome pour relancer la production. En l’an 2000, le père a planté 2000 pommiers dans les terres du monastère pour exprimer sa volonté de rester sur place. En 2001, l’ordre a finalement décidé de fermer le monastère. Les conditions de sécurité imposées par le gouvernement algérien étaient devenues très lourdes.
Par la suite, le père Barbeau est allé en France, au monastère d’Aiguebelle, où il a relancé le dialogue entre musulmans et chrétiens.
À la première rencontre, 12 musulmans étaient présents. Le Dauphiné libéré, un quotidien régional, avait titré alors Les trappistes virent à l’islam, se souvient avec amusement le père Barbeau. Dix ans après, le monastère a accueilli 400 musulmans, mais le journal n’a pas écrit une seule ligne sur le sujet.
Un article de Kamel Bouzeboudjen
Sufi Night : Nuit mystique, Nuit magique
septembre 14, 2011
Categorie : Actualité, Agenda, Conférences, Featured, Rencontres
Chaque année, la Sufi Night rassemble à Bruxelles le meilleur de la musique soufie du Pakistan, d’Algérie et de Turquie. Au programme de cette nouvelle édition : derviches dansants et chants spirituels, une exposition, des conférences et un concert de Mercan Dede, qui mixe tradition et expérimentation électronique.
Ouverture : Dômes des lumières & Source de vie Mercredi 28.09.2010
Sufi Night
Chant Spitituels Soufis Samaâ : Jeudi 29.09.2011
Concert soufis Algérie/Pakistan/Turquie : Vendredi 30.09.2011
Conférences – Soufisme et Energie Créatrice : Samedi 01.10.2011
Soufisme et énergie créatrice
Samedi 01.10.2011 14:00
Palais des Beaux-Arts / Salle M
Edmond Blattchen modérateur – Prof. Eric Geoffroy, Cheikh Khaled Bentounes, Dr Phlippe Moulinet, Dr Kherredine Badawi
Après-midi de conférences autour du Soufisme et de l’Energie créatrice. Les conférences seront suivies d’un échange entre le public et les conférenciers sur la place du soufisme contemporain, ses implications dans la société et sa participation à l’éveil des consciences.
Palais des Beaux-Arts
Pour plus d’information : http://www.bozar.be
Laylatu al-Qadr – La Nuit du Destin
août 21, 2011
Categorie : Actualité, Agenda, Featured, Rencontres, reunion spirituelle
Aisa, en lien avec la Grande Mosquée de Paris, célèbre la Nuit du Destin, samedi 27 août à 22h.
Moment tout particulier pour la culture islamique, la Nuit du Destin invite au recueillement et à la spiritualité. Musiques et chants mystiques musulmans sont au cœur de cette soirée unique.
Plusieurs Voies soufies se réunissent pour ce temps d’amour et de paix, permettant la diversité des tonalités et des expressions. Ce pluralisme nous entraîne dans un voyage unique à travers le temps et l’espace, un voyage au plus profond de soi : les chants et poèmes sont des langages universels qui s’adressent directement et subtilement au cœur des êtres.
Cette Nuit du Destin, ouverte à toutes et tous, croyants ou non, est une occasion privilégiée de partager un répertoire et une expérience habituellement vécus en toute intimité. Elle est également l’opportunité de découvrir la richesse culturelle de l’Islam.
Soirée Spirituelle
Grande Mosquée de Paris
Samedi 27 août 2011 – 22H
2, bis place du puits de l’Ermite
75005 Paris, Métro Monge ou Jussieu
Entrée libre



